Le chien en hiver

IMGP1398   Même si 2014 a été l’année la plus chaude en Europe depuis plus d’un siècle, il ne vous aura pas échappé que la température a baissé de quelques degrés, avec par endroit quelques centimètres de neige.

Le chien :

Tout les chiens ne réagissent pas de la même façon au froid. Plusieurs critères sont à prendre en compte, par exemples : la race, la taille,l’âge, l’environnement dans lequel il évolue, et notamment la sélection.

loup neige 2Une sélection de reproducteurs basée sur : leur résistance au froid, leur capacité a vivre en extérieur, ou encore l’épaisseur et la qualité du poils, favorisera l’adaptabilité de notre compagnon en cette période.

L’environnement dans lequel évolue le chien est aussi important. Un Bouledogue Français, élevé en extérieur, peut mieux résister qu’un Saint-Bernard élevé et évoluant en intérieur. Mais la région climatique dans laquelle vit notre compagnon influe aussi, bien sûr. Une lignée de Rottweiller au Canada peut à priori mieux résister au froid qu’une lignée de terre-neuve au Mexique où le climat est tropical.

L’âge est un facteur qui a son importance. Le jeune chien est plus fragile, il n’a pas terminé sa croissance et peut être sensible à certaines variations de température, tout comme le senior qui va devoir accélérer son rythme cardiaque pour réguler sa température. Si le vieux chien a des problèmes cardiaques ou des difficultés motrices il faut être vigilant.loup neige

Quoi qu’il en soit, le chien résiste mieux que ce que l’Homme pense et que l’Homme lui même. Le chien est « équipé » d’un sous-poil que l’on ne remarque pas à première vue, il est plutôt compacte et laineux suivant les races. Ce sous-poils est une véritable barrière de protection entre la peau, le corps du chien, et l’environnement extérieur. Cette barrière de laine peut protéger de la pollution, du froid, de la chaleur, et des poussières par exemples.

Attention certaines races ont peu ou pas de sous-poils, par exemples : Yorkshire, Bichon, Airedale terrier, chien nu du Mexique, Westie, Caniches …

Ensuite vient s’ajouter à cela, le poil de couverture, plus ou moins long c’est un véritable rempart face à lhumidité.IMGP1391

Risques :

Tout comme chez l’Homme, les extrémités de notre compagnon restent sensibles : Oreilles, pattes, queue et testicules pour les mâles.

Même principe pour la neige, souvent les chiens ont tendance à la « gober », en très légère quantité, rien d’inquiétant, cependant soyez vigilant. Veillez à ce que votre chien soit bien hydraté avant la promenade. Et vérifier où il se désaltère pendant ! ( Flaques avec morceaux de glaces)

Conseils :

Il faut donc être vigilant aux engelures sur ces zones. Et vérifier après chaque sortie qu’il n’y a pas d’anomalies physiques sur ces zones. D’autant plus qu’en cette période, les routes risquent d’être salées. Le sel a des propriétés irritantes, il peut se loger entre les doigts et coussinets. Veillez donc à ce que votre chien n’en mange pas et rincez ses pattes avant de les sécher.IMGP1366

Symptômes d’engelures :
Encore gelées : peau froide, pâle et insensible au toucher.
Une fois dégelées : rougeur, douleur et gerçures.
Traitement : Réchauffer délicatement (eau tiède et compresse) NE PAS MASSER. Consulter un vétérinaire.
Inutile de préciser que pour les chiens vivants dehors, un abri pour le chien est préférable avec une partie coupevent. Le sol peut être aussi couvert, car, suivant les matières il peut être plus ou moins conducteur de chaleur.
Personnellement je « chauffe » mon chien sur terrain sec, …………..environ 10 minutes, avant qu’il affronte la neige.
Il existe des « chaussons pour chiens », cela protège plutôt bien, à voir si votre chien les supportent, ou pas.
En complément vous pouvez lui appliquer un baume protecteur et hydratant sur les coussinets.
Pour les chiens pratiquants une activité régulière, n’hésitez à augmenter entre 10 et 15% la ration de la gamelle. Notre compagnon a besoin de plus de calories pour réguler sa température, l’huile de saumon, foie de morue ou autre peut-être un bon complément !
Le conseil de l’éleveur :SAN MARIN
Joël POULAIN, élevage des SAN MARIN.
« Augmenter les rations alimentaires, en protéines et gras. Personnellement j’utilise la graisse de canard. Les box peuvent être aménagés avec de la paille par exemple. Les lampes rouges peuvent être mises en place pour assurer une température convenable pour le chien. »
Source :

Man vs. Dog : Les besoins énergétiques

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Comprendre le métabolisme énergétique canin.

Dieu donne sa nourriture à chaque oiseau. Mais il ne la jette pas dans le nid.

Citations de John Philip Holland

 BOREON (06): ALPHA " Le temps du loup"

Article grandement inspiré du site http://www.bogeyman.fr/ très complet et très technique. Ce qui va suivre en est une synthèse. Un lien en bas de page vous renverra sur l’article original.

C’est un article assez lourd à comprendre, j’ai moi-même laissé quelques neurones sur le carreau à la rédaction de ce post. C’est donc pour cela que je vous l’ai schématisé en fin d’article, bonne lecture 🙂

Le métabolisme est l’ensemble des transformations chimiques qui se déroulent dans la cellule.La cellule échange de la matière et de l’énergie avec l’environnement (métabolisme cellulaire)

Le métabolisme est prédéfini génétiquement, et des études on prouvé que l’ADN mitochondrial du chien domestique quelque soit sa race, est identique à celui du loup gris à 99.8%. Vous allez êtes surpris, mais le loup est un carnivore carnassier … Mais là on commence à parler d’alimentation, donc recentrons le sujet, et parlons métabolisme !

A la différence de la salive de

l’homme, celle du chien contient du mucus – substance visqueuse qui protège le pharynx lors de la descente des aliments vers l’œsophage.Elle est dépourvue d’amylase (e

nzyme participant à la dégradation des hydrates de carbones ou glucides en énergie métabolisable) et de cellulase (enzyme participant à la dégradation des particules de cellulose contenues dans les végétaux crus). Chez le chien, l’absence d’amylase salivaire est directement compensée par la production de cette enzyme au niveau pancréatique. Cela signifie que plus sa consommation d’hydrates de carbone est élevée, plus son pancréas est sollicité.

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Or, les hydrates de carbone sont présents dans de très nombreux ingrédients de consommation courante (céréales, tubercules, carotte, betterave, fromage blanc, mélasse etc.). Parmi les glucides contenus dans l’alimentation, les plus exigeants au niveau enzymatique sont les glucides complexes (polysaccharides). Bien qu’une cuisson prolongée à plus de 100° améliore considérablement leur digestibilité en « déstructurant » les molécules des glucides, elle ne dispense jamais totalement le pancréas de sa surproduction enzymatique. On peut affirmer en conséquence que le système digestif du chien est parfaitement en mesure d’exploiter une petite quantité d’hydrates de carbone traités par la cuisson – qui participeront par ailleurs au maintien de sa propre réserve énergétique de sucre (glycogène) dans le foie et les muscles – mais n’est pas adapté à l’absorption des hydrates de carbone en masse.

Lorsque le chien ingère des hydrates de carbone non transformés ou lorsqu’il ingère des hydrates de carbone – même transformés par la cuisson – en quantité excessive, l’ensemble de son processus digestif se trouve ralenti. Ce ralentissement entraîne la stagnation des aliments au niveau de l’estomac, puis de l’intestin grêle, où les aliments vont fermenter de longues heures, ce dernier n’étant pas en c

apacité de les absorber correctement. (Commentaire du chirurgien vétérinaire Docteur Duprez)
En comparaison ,le métabolisme énergétique humain est essentiellement glucidique (« sucres » complexes : céréales, pâtes, riz, légumineuses, pomme de terre, sucre de table, confiseries, produits et simples : boissons sucrés, mais aussi fruits, jus de fruits, etc …) et basé sur les hydrates de carbone. Alors que chez le chien il est lipidique (graisse, fruits à coque etcs …). Le chien synthétise à 100% le glycogène dont il a besoin.Greyhound_Racing_2_amk

Les réserves lipidiques sont constituées principalement de triglycérides. (Acide gras, constituant principale des huiles végétales et graisses animales). L’oxydation d’un gramme de triglycérides fournit prés de 2,5 fois l’énergie d’un gramme de glycogène (9,5 kcals contre 4 kcals environ).
L’autre désavantage du métabolisme énergétique du glycogène vient du caractère hydrophile de sa molécule : Le sucre est une substance « hydrophile« , il « aime l’eau » et s’y dissout facilement. Les milliers de maillons de glucose reliés entre eux sous forme de glycogène sont collés à une multitude de molécules d’eau. Finalement pour mettre en réserve 1 gramme de sucre, il faut stocker 3 grammes d’eau et alourdir son corps de 4 grammes. Comme 1 gramme de sucre apporte 4 kilocalories, chaque kilocalorie glucidique transportée pèse 1 gramme. Les molécules des triglycérides sont elles,

au contraire hydrophobes. Elle « n’aime pas l’eau ». Eau et graisse ne se mélangent pas et la crème chantilly flotte sur l’irish-coffee.
Ce caractère hydrophile fait que la molécule de glycogène est stockée sous forme hydratée. Son oxydation est donc plus difficile et consomme de l’énergie. Ainsi, une molécule de glycogène stockée ne fournit plus que 1,5 kcal lors de son oxydation soit 6 fois moins que les triglycérides !

 

 

 

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Autre désavantage, le caractère hydraté de la molécule fait qu’elle est beaucoup

plus lourde que la molécule d’un triglycéride. C’est un désavantage très important surtout en tant que molécule de réserve énergétique.
C’est pourquoi, dans la nature, tous les animaux qui sont appelés à beaucoup bouger, bouger souvent ou sur des distances importantes (migrateurs, chasseurs……) ont tous un métabolisme basé sur les lipides pour le gain de poids que représente ce métabolisme, pour une même valeur énergétique.

lip

Le métabolisme énergétique des lipides à un seul désavantage, c’est que contrairement au glycogène, les triglycérides nécessitent la présence d’oxygène pour être utilisées. Cela implique impérativement que leur utilisation se fasse en filière aérobie exclusivement. (Effort endurant)
Pour cette raison, à cause de son métabolisme lipidique, le chien ne peut absolument pas travailler en filière anaérobie (Effort jusqu’à la rupture entre 30s et 3min / Musculation chez l’Homme).
Ceci explique aussi (et même surtout), pourquoi un chien ne pourra jamais être entrainé, nourri etc … comme un homme, avec les mêmes méthodes ou les mêmes moyens……parce l’homme à un métabolisme énergétique basé sur les hydrates de carbone, que le glucose est issu d’apports extérieurs et qu’il est « autorisé » à utiliser la filière anaérobie lactique (je simplifie).
Toutes les méthodes « humaines » d’entraînement et de nutrition du sportif humain tiennent bien entendu compte de cela (elles sont basées là dessus !).
Tenter de les adapter au chien est donc tout bonnement impossible !Mexican_Wolf

A ce sujet, j’ai vu sur des courses, des « mushers » nourrir leurs chiens 2 heures avant la course avec des……pâtes ! (Glucides : sucres complexes) Je pense que maintenant on peut comprendre l’aberration d’une telle pratique !
Chez le chien, le mécanisme est bien plus efficace car les lipides et le glycogène stockés dans les muscles sont utilisés préférentiellement lors des efforts et donc directement utilisables instantanément.
De plus, chez le chien, en fonction de l’intensité de l’effort, une transition progressive s’établit entre l’utilisation des glucides et des lipides.
Au fur et à mesure de la « montée en puissance » de l’effort, l’utilisation des glucides devient de plus en plus importante par rapport aux lipides. D’autre part, chez le chien, c’est surtout l’utilisation du glycogène des muscles qui augmente. L’utilisation du glucose sanguin n’étant utilisé qu’en très petite quantité et uniquement en fonction de « besoins impérieux ».White_huskies_dog_sledding

Par contre, il est impératif de savoir que l’organisme du chien nécessite entre 4 et 8 semaines de conditionnement alimentaire pour préparer son métabolisme, ses muscles, à utiliser les lipides.
De plus cette préparation alimentaire est dépendante du type (qualité, quantité….) de nourriture et du type d’effort demandé.
Ainsi, à chaque changement de nourriture ou de type de travail, il devrait être nécessaire de prévoir une « étape » de 4 à 8 semaines de « transition, repos… » afin de préparer l’organisme à utiliser efficacement les graisses.
Pour cette raison, aussi, il est inenvisageable de demander à un chien un travail différent de celui auquel son organisme est habitué, un travail sans cesse modifié (intervalle, par exemple) et il est aberrant de modifier régulièrement son alimentation que ce soit par des apports (qui ne sont jamais constants en qualité ou quantité), des modifications de qualité (été/hiver par exemple)……

 Man vs dog-1

 

Donc arrêtons aussi l’anthropomorphisme alimentaire, un chien est un chien, son système de fonctionnement est complétement différent du notre. Cela paraît évident, mais, l’assiette de pâte avant le match du footballeur n’est pas valable pour le chien. Je vous invite donc à prendre votre paquet de croquettes, et à regarder le premier aliment cité, ou même les suivants … Si vous êtes un peu perdu, pas de panique, nous verrons ça dans le prochain épisode qui traitera de l’alimentation …

 

 

Sources et inspirations :

http://www.bogeyman.fr/articles.php?lng=fr&pg=112

http://www.sportsante.info/article/le-moteur-musculaire-peut-utiliser-plusieurs-carburant

http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9tabolisme_de_base

_Docteur Duprez, chirurgien vétérinaire et président du groupe de chirurgie vétérinaire français.

_Juliette de Baïracli Levy

La base, le métabolisme canin

Voici une ébauche du métabolisme canin, pour nous aider à comprendre comment fonctionne notre chien.

Article provenant du site http://www.bogeyman.fr/ très complet et très technique. C’est pour cela que je me suis permis de le simplifier et de le synthétiser. Un lien en bas de page vous renverra sur l’article original.
Le métabolisme énergétique humain est essentiellement glucidique (« sucres » complexes : céréales, pâtes, riz, légumineuses, pomme de terre, sucre de table, confiseries, produits et simples : boissons sucrés, mais aussi fruits, jus de fruits, etc …). Basé sur les hydrates de carbone. Alors que chez le chien il est lipidique (graisse, fruits à coque etcs …). Le chien synthétise à 100% le glycogène dont il a besoin.
Les réserves lipidiques sont constituées principalement de triglycérides. (Acide gras, constituant principale des huiles végétales et graisses animales). L’oxydation d’un gramme de triglycérides fournit prés de 2,5 fois l’énergie d’un gramme de glycogène (9,5 kcals contre 4 kcals environ).
L’autre désavantage du métabolisme énergétique du glycogène vient du caractère hydrophile de sa molécule : Le sucre est une substance « hydrophile », il « aime l’eau » et s’y dissout facilement Les milliers de maillons de glucose reliés entre eux sous forme de glycogène sont collés à une multitude de molécules d’eau. Finalement pour mettre en réserve 1 gramme de sucre, il faut stocker 3 grammes d’eau et alourdir son corps de 4 grammes. Comme 1 gramme de sucre apporte 4 kilocalories, chaque kilocalorie glucidique transportée pèse 1 gramme. Les molécules des triglycérides sont elles, au contraire hydrophobes. Elle « n’aime pas l’eau ». Eau et graisse ne se mélangent pas et la crème chantilly flotte sur l’irish-coffee.
glulip Ce caractère hydrophile fait que la molécule de glycogène est stockée sous forme hydratée. Son oxydation est donc plus difficile et consomme de l’énergie. Ainsi, une molécule de glycogène stockée ne fournit plus que 1,5 kcal lors de son oxydation soit 6 fois moins que les triglycérides !
Autre désavantage, le caractère hydraté de la molécule fait qu’elle est beaucoup plus lourde que la molécule d’un triglycéride. C’est un désavantage très important surtout en tant que molécule de réserve énergétique.
C’est pourquoi, dans la nature, tous les animaux qui sont appelés à beaucoup bouger, bouger souvent ou sur des distances importantes (migrateurs, chasseurs……) ont tous un métabolisme basé sur les lipides pour le gain de poids que représente ce métabolisme, pour une même valeur énergétique.
Le métabolisme énergétique des lipides à un seul désavantage, c’est que contrairement au glycogène, les triglycérides nécessitent la présence d’oxygène pour être utilisées. Cela implique impérativement que leur utilisation se fasse en filière aérobie exclusivement. (Effort endurant)
Pour cette raison, à cause de son métabolisme lipidique, le chien ne peut absolument pas travailler en filière anaérobie (Effort jusqu’à épuisement entre 30s et 3min).
Ceci explique aussi (et même surtout), pourquoi un chien ne pourra jamais être entrainé, nourri etcs … Comme un homme, avec les mêmes méthodes ou les mêmes moyens……parce l’homme à un métabolisme énergétique basé sur les hydrates de carbone, que le glucose est issu d’apports extérieurs et qu’il est « autorisé » à utiliser la filière anaérobie lactique (je simplifie).
Toutes les méthodes « humaines » d’entraînement et la nutrition du sportif humain tiennent bien entendu compte de cela (elles sont basées là dessus !).
Tenter de les adapter au chien est donc tout bonnement impossible !

Yves parlait de la méthode d’intervalle training. Une partie de cette méthode est faite exclusivement pour approcher au plus prés le seuil anaérobie, voire l’atteindre (cycle dit « vitesse »). Rien que pour cette raison, elle est complétement inadapté même à l’entrainement d’un seul chien !
A ce sujet, j’ai vu sur des courses, des « mushers » nourrir leurs chiens 2 heures avant la course avec des……pâtes (Glucides : sucres complexes) !!!! Je pense que maintenant on peut comprendre l’aberration d’une telle pratique !!!

Le métabolisme du chien à un autre avantage sur celui de l’homme.
Chez l’homme, les réserves lipidiques sont stockées principalement dans des adipocytes (cellules des tissus adipeux), elles sont aussi stockées dans le foie et, sous forme de gouttelettes, dans différents tissus, dont certaines cellules musculaires.
Dans les muscles, les graisses sont associées aux mitochondries et à des granules de glycogène. Seules ces deux formes de réserves sont utilisables directement par le muscle lors des contractions.

Chez l’homme, ces deux formes sont utilisées simultanément et sans préférence l’une pour l’autre et simultanément aussi aux graisses stockées dans les adipocytes.
Chez le chien, le mécanisme est bien plus efficace car les lipides et le glycogène stockés dans les muscles sont utilisés préférentiellement lors des efforts et donc directement utilisables instantanément.
De plus, chez le chien, en fonction de l’intensité de l’effort, une transition progressive s’établit entre l’utilisation des glucides et des lipides.
Au fur et à mesure de la « montée en puissance » de l’effort, l’utilisation des glucides devient de plus en plus importante par rapport aux lipides. D’autre part, chez le chien, c’est surtout l’utilisation du glycogène des muscles qui augmente. L’utilisation du glucose sanguin n’étant utilisé qu’en très petite quantité et uniquement en fonction de « besoins impérieux ».

Par contre, il est impératif de savoir que l’organisme du chien nécessite entre 4 et 8 semaines de conditionnement alimentaire pour préparer son métabolisme, ses muscles…… à utiliser les lipides.
De plus cette préparation alimentaire est dépendante du type (qualité, quantité….) de nourriture et du type d’effort demandé.
Ainsi, à chaque changement de nourriture ou de type de travail, il devrait être nécessaire de prévoir une « étape » de 4 à 8 semaines de « transition, repos… » afin de préparer l’organisme à utiliser efficacement les graisses.
Pour cette raison, aussi, il est inenvisageable de demander à un chien un travail différent de celui auquel son organisme est habitué, un travail sans cesse modifié (intervalle, par exemple) et il est aberrant de modifier régulièrement son alimentation que ce soit par des apports (qui ne sont jamais constants en qualité ou quantité), des modifications de qualité (été/hiver par exemple)……

Bêtement beaucoup de chasseurs, ont remarqué cette donnée et sans savoir pourquoi, ils ne sortent leurs chiens que pour la séance de chasse, jamais en promenade par exemple ou jamais en dehors de la saison de chasse car sinon, les chiens ne « tiennent » plus la séance et se retrouvent en lactose les jours qui suivent cette séance. Cela est en partie dû aux changements de rythme de travail apport nutritionnel.

Sources : http://www.bogeyman.fr/articles.php?lng=fr&pg=112

 

http://www.sportsante.info/article/le-moteur-musculaire-peut-utiliser-plusieurs-carburant