La base, le métabolisme canin

Voici une ébauche du métabolisme canin, pour nous aider à comprendre comment fonctionne notre chien.

Article provenant du site http://www.bogeyman.fr/ très complet et très technique. C’est pour cela que je me suis permis de le simplifier et de le synthétiser. Un lien en bas de page vous renverra sur l’article original.
Le métabolisme énergétique humain est essentiellement glucidique (« sucres » complexes : céréales, pâtes, riz, légumineuses, pomme de terre, sucre de table, confiseries, produits et simples : boissons sucrés, mais aussi fruits, jus de fruits, etc …). Basé sur les hydrates de carbone. Alors que chez le chien il est lipidique (graisse, fruits à coque etcs …). Le chien synthétise à 100% le glycogène dont il a besoin.
Les réserves lipidiques sont constituées principalement de triglycérides. (Acide gras, constituant principale des huiles végétales et graisses animales). L’oxydation d’un gramme de triglycérides fournit prés de 2,5 fois l’énergie d’un gramme de glycogène (9,5 kcals contre 4 kcals environ).
L’autre désavantage du métabolisme énergétique du glycogène vient du caractère hydrophile de sa molécule : Le sucre est une substance « hydrophile », il « aime l’eau » et s’y dissout facilement Les milliers de maillons de glucose reliés entre eux sous forme de glycogène sont collés à une multitude de molécules d’eau. Finalement pour mettre en réserve 1 gramme de sucre, il faut stocker 3 grammes d’eau et alourdir son corps de 4 grammes. Comme 1 gramme de sucre apporte 4 kilocalories, chaque kilocalorie glucidique transportée pèse 1 gramme. Les molécules des triglycérides sont elles, au contraire hydrophobes. Elle « n’aime pas l’eau ». Eau et graisse ne se mélangent pas et la crème chantilly flotte sur l’irish-coffee.
glulip Ce caractère hydrophile fait que la molécule de glycogène est stockée sous forme hydratée. Son oxydation est donc plus difficile et consomme de l’énergie. Ainsi, une molécule de glycogène stockée ne fournit plus que 1,5 kcal lors de son oxydation soit 6 fois moins que les triglycérides !
Autre désavantage, le caractère hydraté de la molécule fait qu’elle est beaucoup plus lourde que la molécule d’un triglycéride. C’est un désavantage très important surtout en tant que molécule de réserve énergétique.
C’est pourquoi, dans la nature, tous les animaux qui sont appelés à beaucoup bouger, bouger souvent ou sur des distances importantes (migrateurs, chasseurs……) ont tous un métabolisme basé sur les lipides pour le gain de poids que représente ce métabolisme, pour une même valeur énergétique.
Le métabolisme énergétique des lipides à un seul désavantage, c’est que contrairement au glycogène, les triglycérides nécessitent la présence d’oxygène pour être utilisées. Cela implique impérativement que leur utilisation se fasse en filière aérobie exclusivement. (Effort endurant)
Pour cette raison, à cause de son métabolisme lipidique, le chien ne peut absolument pas travailler en filière anaérobie (Effort jusqu’à épuisement entre 30s et 3min).
Ceci explique aussi (et même surtout), pourquoi un chien ne pourra jamais être entrainé, nourri etcs … Comme un homme, avec les mêmes méthodes ou les mêmes moyens……parce l’homme à un métabolisme énergétique basé sur les hydrates de carbone, que le glucose est issu d’apports extérieurs et qu’il est « autorisé » à utiliser la filière anaérobie lactique (je simplifie).
Toutes les méthodes « humaines » d’entraînement et la nutrition du sportif humain tiennent bien entendu compte de cela (elles sont basées là dessus !).
Tenter de les adapter au chien est donc tout bonnement impossible !

Yves parlait de la méthode d’intervalle training. Une partie de cette méthode est faite exclusivement pour approcher au plus prés le seuil anaérobie, voire l’atteindre (cycle dit « vitesse »). Rien que pour cette raison, elle est complétement inadapté même à l’entrainement d’un seul chien !
A ce sujet, j’ai vu sur des courses, des « mushers » nourrir leurs chiens 2 heures avant la course avec des……pâtes (Glucides : sucres complexes) !!!! Je pense que maintenant on peut comprendre l’aberration d’une telle pratique !!!

Le métabolisme du chien à un autre avantage sur celui de l’homme.
Chez l’homme, les réserves lipidiques sont stockées principalement dans des adipocytes (cellules des tissus adipeux), elles sont aussi stockées dans le foie et, sous forme de gouttelettes, dans différents tissus, dont certaines cellules musculaires.
Dans les muscles, les graisses sont associées aux mitochondries et à des granules de glycogène. Seules ces deux formes de réserves sont utilisables directement par le muscle lors des contractions.

Chez l’homme, ces deux formes sont utilisées simultanément et sans préférence l’une pour l’autre et simultanément aussi aux graisses stockées dans les adipocytes.
Chez le chien, le mécanisme est bien plus efficace car les lipides et le glycogène stockés dans les muscles sont utilisés préférentiellement lors des efforts et donc directement utilisables instantanément.
De plus, chez le chien, en fonction de l’intensité de l’effort, une transition progressive s’établit entre l’utilisation des glucides et des lipides.
Au fur et à mesure de la « montée en puissance » de l’effort, l’utilisation des glucides devient de plus en plus importante par rapport aux lipides. D’autre part, chez le chien, c’est surtout l’utilisation du glycogène des muscles qui augmente. L’utilisation du glucose sanguin n’étant utilisé qu’en très petite quantité et uniquement en fonction de « besoins impérieux ».

Par contre, il est impératif de savoir que l’organisme du chien nécessite entre 4 et 8 semaines de conditionnement alimentaire pour préparer son métabolisme, ses muscles…… à utiliser les lipides.
De plus cette préparation alimentaire est dépendante du type (qualité, quantité….) de nourriture et du type d’effort demandé.
Ainsi, à chaque changement de nourriture ou de type de travail, il devrait être nécessaire de prévoir une « étape » de 4 à 8 semaines de « transition, repos… » afin de préparer l’organisme à utiliser efficacement les graisses.
Pour cette raison, aussi, il est inenvisageable de demander à un chien un travail différent de celui auquel son organisme est habitué, un travail sans cesse modifié (intervalle, par exemple) et il est aberrant de modifier régulièrement son alimentation que ce soit par des apports (qui ne sont jamais constants en qualité ou quantité), des modifications de qualité (été/hiver par exemple)……

Bêtement beaucoup de chasseurs, ont remarqué cette donnée et sans savoir pourquoi, ils ne sortent leurs chiens que pour la séance de chasse, jamais en promenade par exemple ou jamais en dehors de la saison de chasse car sinon, les chiens ne « tiennent » plus la séance et se retrouvent en lactose les jours qui suivent cette séance. Cela est en partie dû aux changements de rythme de travail apport nutritionnel.

Sources : http://www.bogeyman.fr/articles.php?lng=fr&pg=112

 

http://www.sportsante.info/article/le-moteur-musculaire-peut-utiliser-plusieurs-carburant

3 réflexions sur “La base, le métabolisme canin

  1. Pingback: Eau de mer, sable fin, bénéfices. | Emperor of tan and black

  2. Pingback: Eau de mer, sable fin, bénéfices. | Chiens et sport

  3. Il faut lire 2 fois et être assez concentré , mais cet article est très intéressant…
    Je découvre, effectivement, l’aberration du plat de pâtes, avant la course :-/

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